[Evènement] De la mobilisation industrielle au combat : économie de guerre, nouvelles technologies et résilience de la base industrielle et technologique de défense
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[Evènement] De la mobilisation industrielle au combat : économie de guerre, nouvelles technologies et résilience de la base industrielle et technologique de défense

Entretien avec le Vice-Amiral d’escadre Éric Malbrunot, sous-chef d’état-major « Plans » de l’état-major des armées, le vendredi 3 juillet, sur les leviers pratiques de la mobilisation industrielle française – de la doctrine aux financements, en passant par l’intégration des startups défense et la résilience du Maintien en Condition Opérationnelle (MCO).

Pourquoi ce sujet, pourquoi maintenant ?

 
Le retour de la guerre de haute intensité en Europe a mis en lumière une vérité simple : la supériorité technologique ne suffit pas en deçà d’une certaine masse industrielle. La guerre de haute intensité est une question de flux : après le premier choc absorbé par le haut du spectre et les stocks, c’est la capacité industrielle à produire en masse qui détermine la tenue dans la durée, en adaptant le flux aux besoins du conflit.
«Aller plus vite, plus fort, au moindre coût, […] innover plus rapidement», l’injonction présidentielle de 2022, reste un défi non résolu. Elle suppose une chaîne complète : une doctrine claire, une capacité à intégrer l’innovation vite, des outils de production activables en quelques mois, un MCO pensé pour l’attrition, et des financements à la hauteur.
Ces cinq maillons forment un système complexe que le vice-amiral d’escadre viendra explorer avec les participants.

 

Au programme : les cinq maillons de la chaîne 

01 – Doctrine | Quels fondements pour l’économie de guerre à la française ?
02 – Innovation | Comment intégrer avec agilité et robustesse les nouvelles technologies (drones, IA, quantique…) ?
03 – Production |Comment mobiliser l’industrie civile ou duale au service de la défense ?
04 – Soutien | Quel MCO pour une guerre d’attrition ?
05 – Financement | Le VC (Venture Capital) défense est-il prêt pour la France ?
 
Avec l’intervention de :
 
Eric-MALBRUNOT
Vice-Amiral d’escadre Éric Malbrunot
Sous-chef d’état-major « Plans » · État-major des armées · Ancien commandant du porte-avions Charles de Gaulle
 
Architecte de la planification stratégique des armées françaises, Éric Malbrunot est au cœur du chantier « économie de guerre » depuis 2022 : simplification des processus d’acquisition, intégration des ruptures technologiques (drones, IA, quantique), montée en cadence de la base industrielle et technologique de défense.
L’économie de guerre n’est pas un état permanent :c’est une capacité d’activation rapide. Quels enseignements tirer du modèle américain (arrêt total de la production civile automobile, basculement en quelques mois) ? Et surtout, quelle doctrine pour « atterrir » proprement une fois le pic de production passé, sans détruire le tissu industriel ? La France n’est pas les États-Unis : comment calibrer l’ambition ?

Les startups arrivent en nombre avec des preuves de concept prometteuses – drones, capteurs, électronique. Les armées veulent les intégrer vite. Mais comment organiser les tests en conditions réelles (bancs d’essais, terrains d’expérimentation), étalonner les performances et monter en TRL sans tuer l’agilité qui fait la force de ces acteurs ? Quels formats, comme la démarche Perseus de la Marine, permettent ce dialogue armées-startups ?

Les grandes démocraties industrielles disposent de capacités de production de masse que la défense n’utilise pas en temps de paix. Comment identifier les chaînes de fabrication reconvertibles, les contractualiser en amont et les activer sur faible préavis ? Quelles conditions techniques (normes, qualification) et organisationnelles (formation, gouvernance) rendent ce pivot possible ? L’expérience de la filière automobile – Forvia, Valeo, Renault, est au cœur du sujet.

En guerre d’usure, la disponibilité des équipements est aussi stratégique que leur acquisition. Pièces de rechange introuvables, compétences rares, délais incompatibles avec le tempo opérationnel : le MCO doit être repensé de fond en comble. Comment bâtir des supply chains résilientes avant le conflit, organiser la réinternalisation de certaines compétences de soutien, et exploiter la data (maintenance prédictive, gestion des stocks) pour tenir dans la durée ?

Le capital-risque s’intéresse à la défense en France. Des fonds commencent à positionner leurs investissements sur des startups deep tech à vocation militaire ou duale. Mais comment aider ces acteurs à passer de la preuve de concept à la série industrielle, sans sacrifier la souveraineté ? Quels mécanismes publics-privés (DGA, BPI, fonds souverains) peuvent jouer le rôle de catalyseur ? Et quels critères pour distinguer les projets qui méritent d’être accélérés ?

Où et quand

AGENDA

8h30
Accueil autour d’un petit déjeuner 

8h50
Introduction

9h00
Intervention – Vice-Amiral Éric Malbrunot

09h30
Echanges ouverts en petit comité

10h00
Café & networking

10h30
Clôture 

Ce format volontairement restreint favorise un dialogue direct et sans filtre. L’intervention d’Éric Malbrunot ouvrira sur un temps d’échanges structuré où chaque participant est invité à réagir, challenger, et apporter sa propre lecture du sujet. La qualité du collectif réuni autour de la table fait partie intégrante de la valeur de la matinée.

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